Dire un poème c’est aussi dire
le creux de la vague, la mer posthume
qui, à peine née, prodigieusement se retire
pour n’avoir pas à jouir des quatre vérités
dont se repaissent la vie et son écume
J’ai adopté et couvé ce mot : cosmopolite,
« o » sangsuel des suprêmes osmoses,
l’hospitalité offerte au pagure cénobite,
la pensée qui jusqu’au bout de l’infini
peut comme un roseau ronger son os
*
Eux encore au chaud dans le placard de l’enfance
laissez-les croire à l’essor des mots, aux nuques
que ne traverse pas la frayeur, une balle
perdue, laissez-les croire au pardon des offenses
dans la BD de Matthieu et de Luc
*
Plus personne à qui réclamer les trésors
jamais dilapidés, la noirceur des corbeaux
de papier, ô braderie d’un âge réfractaire
à l’art flamboyant de la mise au tombeau
et aux bacchanales de l’inventaire
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